Club Handball Strasbourg ASPTT

N1F – « Garder le cap »

C’est le dernier match de l’année, il devra être mis à profit par l’ASPTT Strasbourg pour asseoir son statut face à la réserve de Noisy/Gagny.

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Élisa Soares et ses coéquipières veulent soigner leur dernière sortie de l’année. PHOTO DNA – JEAN CHRISTOPHE DORN

Les Strasbourgeoises restent sur un match extrêmement compliqué à Aulnay. Il a été remporté de justesse (24-26), mais quelque chose d’autre aurait dû se dégager de leur prestation.

« On a connu une petite frayeur, commente Maxime Fistola, l’entraîneur de l’ASPTT. Cela a permis de se poser des questions, on va s’en servir, corriger certains points pour arriver à terminer 2018 en beauté. »

Face à un autre club francilien, Noisy/Gagny, il faudra afficher d’autres intentions, d’autant plus que son profil est bien différent. Il s’agit d’une équipe réserve, la “une” évoluant un cran plus haut, en D2.

« Imposer notre statut »

Cette dernière ayant interrompu son championnat depuis quinze jours déjà, certaines de ses joueuses seront susceptibles de venir renforcer le groupe de N1, lequel a besoin de prendre des points pour assurer son maintien.

« C’est une donnée à prendre en considération. » Même si cela n’avait pas été le cas la semaine dernière au moment de recevoir Yutz, il faudra se préparer à cette éventualité.

Les Franciliennes (8es ) avaient entamé leur championnat par cinq défaites, mais viennent de remporter deux victoires d’affilée (Dijon II, Yutz).

Côté ASPTT, il faudra se montrer autoritaire, malgré les absences de la gardienne Julie Chauffeteau et de l’ailière Laura Soulé, blessées, qui seront remplacées par Fily N’Diaye et Camille Schwartz.

« Contre une équipe du bas de tableau, nous devrons imposer notre statut et ne rien laisser passer pour éviter de perdre des points inutiles. On s’est bien préparé cette semaine pour ne pas se faire surprendre. Le groupe est très concentré pour finir cette première partie de saison en ayant atteint tous les objectifs. »

Continuer à se dégager l’horizon vers la D2

Il y a trois semaines, sans se livrer, les Strasbourgeoises s’étaient inclinées (30-32) en Coupe de France contre Noisy/Gagny qui présentait une équipe mixte D2-N1.

Le contexte, la motivation et l’enjeu seront différents cet après-midi. L’ASPTT doit consolider sa place sur le podium pour continuer à avoir l’horizon dégagé vers la D2.

Source : DNA

N1F – « L’ASPTT change de voie »

Maxime Fistola et Pierre Mangin vont prendre place la saison prochaine sur le banc de touche de l’ASPTT Strasbourg (Nationale 1), succédant à Cédric Amour et Pascal Schwartz, pour entamer une nouvelle phase de la vie du club.

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Maxime Fistola (à gauche) et Pierre Mangin sont les nouveaux entraîneurs de l’ASPTT Strasbourg. PHOTO DNA – Ch.A.

L’association peut surprendre, elle s’annonce surtout complémentaire entre deux hommes aux parcours et aux profils assez différents.

Au premier plan se trouvera Maxime Fistola, 27 ans, originaire de Fameck en Lorraine. Jusque-là aux commandes des moins de 18 ans de l’ASPTT, préparateur physique de la “une” et du Pôle Espoirs féminin, il vient de boucler son Master “Entraînement sport et santé”. « Ce sera lui qui sera debout devant le banc de touche, moi j’essaierai de rester assis », s’amuse Pierre Mangin.

« Transformer nos méthodes »

Car cette figure du handball alsacien, 68 ans, sera l’autre membre de ce binôme. Champion de France avec le regretté Racing, celui qui a « entraîné à tous les niveaux », « professeur d’éducation physique de métier », a derrière lui une riche carrière, marquée par ses passages à la tête du Pôle masculin et à la Fédération comme responsable de filière et entraîneur de l’équipe de France jeunes féminines.

« Mais le tout premier club où j’ai joué à Strasbourg était l’ASPTT en 1973 quand je faisais mon service militaire à Kehl. C’est une façon de boucler la boucle, mais ce qui m’a motivé c’est la rencontre avec Maxime, de pouvoir accompagner un jeune dans sa formation pour lui amener mon expérience. » Ce dernier a « soif d’apprendre en ayant le plaisir de grandir au côté de Pierre Mangin ».

« Les résultats seront une conséquence et non un but en soi »

Le but du tandem est de « professionnaliser au maximum le staff, de transformer nos méthodes » et de changer le projet du club.

« Nous ne voulons pas être un club universitaire, mais le concept se rapproche de ça. En proposant une deuxième voie, car il n’y a pas que les centres de formation. Nous voulons fournir des entraînements de qualité à un profil de joueuses qui souhaitent poursuivre leurs études. »

Cette base fixée, elle va être associée à un développement à tous les échelons. Par exemple en se rapprochant de la cellule de recherche de l’université de Strasbourg.

« Il y a un gros travail à faire pour améliorer la structure existante, notamment dans la formation des moins de 13 ans et moins de 15 ans, poursuit Maxime Fistola. L’équipe “une” est la vitrine, mais le club a aussi une fonction sociale à remplir pour attirer les jeunes filles du quartier de Hautepierre. Nous allons y porter une attention particulière. »

L’ambition sportive de l’équipe de Nationale 1 viendra s’inscrire dans la continuité de ces jalons posés à différents niveaux. « L’objectif sera de proposer un jeu attrayant et innovant en mettant les joueuses au centre du projet pour qu’elles puissent s’épanouir et prendre du plaisir avant d’en donner aux spectateurs. À partir de là, on fait le pari que les résultats suivront. Ils seront une conséquence et non un but en soi. »

Début des réjouissances à la rentrée.

Source : DNA

N1F – « Les choix de Ninon »

Venue à Strasbourg cet été pour jouer au handball à l’ASPTT et entamer ses études d’infirmière, Ninon Pora redécouvre les simples plaisirs du jeu.

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Ninon Pora : « J’ai tenté ce challenge de venir à Strasbourg, loin de ma famille ».  PHOTO DNA – CH.A.

Il y a quelques mois, Ninon Pora a dû faire un choix. En dernière année au Pôle de Metz, il a fallu se décider, comme toutes les autres pensionnaires. « Et j’ai finalement refusé de partir en centre de formation. »

« Prendre soin des gens »

Une décision qui n’a rien d’un coup de tête, elle a été prise pour répondre à un appel plus impérieux.

« Je souhaite être infirmière, c’est un projet qui me tient à cœur depuis toujours. Il y a quelque chose qui me plaît dans ce métier, cela tient peut-être à l’idée de pouvoir sauver des vies. À cause du relationnel aussi, j’adore prendre soin des gens. »

Pourtant, le lien avec son autre activité de prédilection est vite fait. « Ça rejoint aussi un peu le hand, parce qu’il y a du travail en équipe, dit-elle avant de laisser passer un sourire. Une chose que j’ai plutôt acquise. »

Pour le moment en école préparatoire au lycée Sainte-Clothilde, Ninon Pora tente de s’accommoder de son nouveau rythme.

« Il est soutenu, les cours sont de 8h à 18h, il faut aussi trouver des stages où on commence parfois à 5h du matin. L’enchaînement avec les entraînements, c’est dur.  »

À tout juste 18 ans, cette native de Nancy, s’est éloignée pour la première fois de sa famille. De sa mère Patricia, de son beau-père “Fred”, « sans me forcer, ils m’ont toujours soutenue et encouragée, c’est très important », comme de sa grande sœur Mathilde, partie faire ses études d’avocate à Paris.

Pas toujours simple. Son amitié avec Perrine Pratelli, venue à Achenheim/Truchtersheim cet été, participe à son adaptation.

« On s’est connues au Pôle, on passe beaucoup de temps ensemble. »

L’accueil de ses nouvelles coéquipières de l’ASPTT a été réconfortant. « Strasbourg est une ville plaisante et j’ai été très très bien accueillie. J’ai repris beaucoup de plaisir à jouer, ce que j’avais un peu perdu. »

« J’aime bien organiser, mener le jeu »

Car si Ninon Pora a grandi à Saizerais, puis à Sanzey, elle a connu de nombreux clubs au rythme de sa progression. Toul, le SMEPS, Pagny-sur-Moselle, Blénod-lès-Pont-à-Mousson et Yutz.

Malgré la découverte de la D2, cette dernière expérience a été moralement douloureuse au point qu’elle a choisi de quitter le club en cours de saison.

Venue se régénérer à l’ASPTT Strasbourg, elle a redécouvert les sources du jeu. « C’est mon prof de sports en 6e qui a dit à ma mère que j’avais du potentiel. Le handball m’a permis d’oublier certains problèmes. J’ai pu m’y épanouir, mais je ne me doutais pas que tout allait s’enchaîner aussi vite. »

Quasiment tout de suite sélectionnée en équipe de Meurthe-et-Moselle, elle le sera surtout en équipe de France Jeunes participant à l’Euro en Slovénie et au Mondial en Pologne cet été.

« C’est quand même une grande expérience, ce sont des compétitions de haut niveau. Quelque chose de fort que je n’avais jamais vécu, avec des équipes et des coutumes différentes. »

À son poste de demi-centre – « J’aime bien organiser, mener le jeu, tirer au travers de la défense » –, Ninon Pora poursuit son apprentissage. Et apprécie le début de saison de son équipe.

« Collectivement, on est plutôt pas mal. Il faut continuer sur cette lancée. Je me sens à l’aise dans le jeu, j’ai assez de libertés et ça me plaît. »

« Et si je dois arrêter… »

Malgré une fracture du nez rapportée d’un tour de Coupe de France à Épinal – « Je n’ai jamais eu de grosse blessure, un mois sans jouer, c’est très long » – son adaptation s’est faite rapidement.

En attendant son prochain voyage au soleil avec sa grand-mère Josiane, Ninon Pora s’accommode de son nouveau rythme de vie et attend de voir où tout cela va la mener.

« Le handball ne me nourrira jamais, du coup je mets beaucoup d’énergie et de chances de mon côté pour réussir mes études. Et si je dois arrêter de jouer pour y arriver, je n’hésiterais pas. »

Mais l’heure de cet éventuel nouveau choix n’est pas encore arrivée. D’ici-là, Ninon Pora, à la personnalité attachante, prend le temps d’apprendre et de jouer pour se construire son avenir.

Source : DNA

N1F – « Avertissement sans frais »

L’ASPTT Strasbourg a disputé un match très moyen, mais a réussi à s’imposer de justesse à Aulnay.

« C’était un match piège et on est quasiment tombé dedans, fulmine Maxime Fistola, l’entraîneur strasbourgeois. C’était frustrant, parce que les joueuses n’ont pas été capables de prendre ce match à cœur, certains comportements ont été insupportables. »

Cela se traduit tout de suite par une entame de match accrochée. L’ASPTT n’est jamais menée, mais elle ne parvient pas non plus à se détacher face à une équipe située en bas de tableau : 3-3 (5e ), puis 5-5 (11e ) et 8-8 (18e ).

« C’était un bras de fer. On n’a pas trouvé de failles. Surtout, on a manqué d’activité défensive. »

Au point qu’à la pause, l’ASPTT est toujours sous la menace d’Aulnay : 14-14.

« À chaque déplacement, on se met en danger »

Pour ne rien arranger au climat morose, Julie Chauffeteau s’est blessée au genou en fin de mi-temps.

« On réussit une meilleure entame en seconde période. On repasse un peu devant, mais comme en première, on tombe dans une phase de flottement avec des oublis défensifs et des échecs sur des tirs faciles et importants. »

Au tableau d’affichage, cela donne la progression suivante : 17-20 (41e ), mais 20-20 (44e ) et 23-23 (56e ).

Des arrêts de Lisa Stritt devant une défense enfin efficace permettent à l’ASPTT de faire une toute petite différence dans ces dernières minutes : 23-25 (58e ) et 24-26.

« On a réussi à s’en sortir, mais très difficilement, souffle Maxime Fistola. Il va falloir se mettre dedans, car à chaque déplacement, on se met en danger… »

Contre la réserve de Noisy/Gagny dimanche, l’ASPTT va s’attacher à mieux boucler son année.

Aulnay 24 vs ASPTT Strasbourg 26

Mi-temps: 12-14. Arbitres: MM. Bisch et Ferroudj.

AULNAY: Finck (11 arrêts) au but. Ajavon 1, Engala 5, Harriche, Kanoute 4, Othmani 1, Pastour 7, Rimize 1, Seri 2, Sidibe 1, Tounkara, Young 2.

ASPTT STRASBOURG: Chauffeteau (7 arrêts) et Stritt (7 arrêts) au but. Kieny 5, Varinot, Sylla 1, Deghaud, Kouelamambou, Louis 1, Philipp 3, Badiane 4, Klaric 7 dont 3 pen., Pora 3, Soares 2.

Source : DNA