Club Handball Strasbourg ASPTT

N1F – « Retrouver son autorité »

L’ASPTT Strasbourg, qui reste sur un nul et une défaite, va devoir s’imposer sans tergiverser face à la réserve de Dijon qui n’est pas au mieux.

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Maxime Fistola et ses joueuses doivent impérativement relancer une dynamique positive. PHOTO DNA – Jean-François Badias

Les Strasbourgeoises restent sur deux matches contrastés. Un partage des points malvenu à Montigny (29-29) et une défaite logique face à la réserve de Metz (29-19). Mais dans cette phase un peu creuse, rien n’a finalement été compromis.

« Dans la même journée, Épinal et Altkirch ont aussi perdu et devront encore rencontrer Metz dans cette phase retour, explique Maxime Fistola, l’entraîneur de l’ASPTT. Je ne sais pas si c’est le destin qui tourne en notre faveur, en tout cas, il faut saisir l’opportunité. »

« Ne prendre aucun match à la légère »

Mais une des leçons de ces dernières journées est à retenir pour les semaines à venir. « Dans le contexte actuel du championnat, les “petites” équipes se rebellent et cela donne encore plus d’incertitudes. Il ne faut vraiment prendre aucun match à la légère. »

Le Dijon II de Fanny Metzger (ex-ATH) et Amélie Herzog (ex-Kingersheim) est cependant en difficulté, reste sur trois revers et n’a remporté que trois matches (Aulnay, Kingersheim, Montigny) pour un nul (Épinal) et huit défaites.

L’aller avait été maîtrisé (26-34) et va constituer une solide base de travail pour réussir tout aussi bien le match retour. Même si, par rapport à cette deuxième journée disputée en septembre, l’ASPTT évolue sans Tanja Klaric, Denisa Ianasi et Julie Lecourtois.

« On va chercher à poursuivre notre série d’invincibilité à domicile avec des prestations plutôt intéressantes. »

Les Strasbourgeoises (3es ) devront profiter de la chance d’avoir de nouveau l’initiative dans cette poule dans la course vers la D2, même si Palente (4e ) et Altkirch (5e ) sont sur le même palier. « On a repris les cartes en main. »

Il ne faudra plus les lâcher.

Source : DNA

N1F – « L’ASPTT change de voie »

Maxime Fistola et Pierre Mangin vont prendre place la saison prochaine sur le banc de touche de l’ASPTT Strasbourg (Nationale 1), succédant à Cédric Amour et Pascal Schwartz, pour entamer une nouvelle phase de la vie du club.

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Maxime Fistola (à gauche) et Pierre Mangin sont les nouveaux entraîneurs de l’ASPTT Strasbourg. PHOTO DNA – Ch.A.

L’association peut surprendre, elle s’annonce surtout complémentaire entre deux hommes aux parcours et aux profils assez différents.

Au premier plan se trouvera Maxime Fistola, 27 ans, originaire de Fameck en Lorraine. Jusque-là aux commandes des moins de 18 ans de l’ASPTT, préparateur physique de la “une” et du Pôle Espoirs féminin, il vient de boucler son Master “Entraînement sport et santé”. « Ce sera lui qui sera debout devant le banc de touche, moi j’essaierai de rester assis », s’amuse Pierre Mangin.

« Transformer nos méthodes »

Car cette figure du handball alsacien, 68 ans, sera l’autre membre de ce binôme. Champion de France avec le regretté Racing, celui qui a « entraîné à tous les niveaux », « professeur d’éducation physique de métier », a derrière lui une riche carrière, marquée par ses passages à la tête du Pôle masculin et à la Fédération comme responsable de filière et entraîneur de l’équipe de France jeunes féminines.

« Mais le tout premier club où j’ai joué à Strasbourg était l’ASPTT en 1973 quand je faisais mon service militaire à Kehl. C’est une façon de boucler la boucle, mais ce qui m’a motivé c’est la rencontre avec Maxime, de pouvoir accompagner un jeune dans sa formation pour lui amener mon expérience. » Ce dernier a « soif d’apprendre en ayant le plaisir de grandir au côté de Pierre Mangin ».

« Les résultats seront une conséquence et non un but en soi »

Le but du tandem est de « professionnaliser au maximum le staff, de transformer nos méthodes » et de changer le projet du club.

« Nous ne voulons pas être un club universitaire, mais le concept se rapproche de ça. En proposant une deuxième voie, car il n’y a pas que les centres de formation. Nous voulons fournir des entraînements de qualité à un profil de joueuses qui souhaitent poursuivre leurs études. »

Cette base fixée, elle va être associée à un développement à tous les échelons. Par exemple en se rapprochant de la cellule de recherche de l’université de Strasbourg.

« Il y a un gros travail à faire pour améliorer la structure existante, notamment dans la formation des moins de 13 ans et moins de 15 ans, poursuit Maxime Fistola. L’équipe “une” est la vitrine, mais le club a aussi une fonction sociale à remplir pour attirer les jeunes filles du quartier de Hautepierre. Nous allons y porter une attention particulière. »

L’ambition sportive de l’équipe de Nationale 1 viendra s’inscrire dans la continuité de ces jalons posés à différents niveaux. « L’objectif sera de proposer un jeu attrayant et innovant en mettant les joueuses au centre du projet pour qu’elles puissent s’épanouir et prendre du plaisir avant d’en donner aux spectateurs. À partir de là, on fait le pari que les résultats suivront. Ils seront une conséquence et non un but en soi. »

Début des réjouissances à la rentrée.

Source : DNA

N1F – « La nouvelle vie de Laura »

Arrivée l’été dernier à l’ASPTT Strasbourg, Laura Soulé mène une double vie d’étudiante handballeuse. Avec l’envie d’en apprendre toujours un peu plus.

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Originaire du Sud de la France, Laura Soulé apprécie la vie strasbourgeoise et les pistes cyclables de la capitale européenne. Photo L’Alsace – Jean-Marc LOOS

« Pour trouver un équilibre, il faut du temps. Chaque jour, je travaille pour essayer de m’améliorer, pour ajuster la part consacrée au handball, celle réservée aux études et à ma vie personnelle. »

Laura Soulé a 18 ans et profite de ce soir d’entraînement pour faire un petit point intermédiaire. Tant de choses ont changé en quelques mois.

« Pendant le premier semestre, j’étais très fatiguée, j’avais du mal à tout gérer. »

« J’avais peur avant de venir »

Car cette ailière droite gauchère est aussi une étudiante brillante. Elle a intégré l’été dernier l’équipe de l’ASPTT en Nationale 1, quelques semaines plus tard, elle faisait son autre rentrée à l’Insa de Strasbourg.

Le tout, très loin de Teyran « un petit village près de Montpellier où vivent mes parents ».

« J’avais peur avant de venir, rigole cette native de Toulouse. Pour moi, le nord commence à Lyon et Strasbourg, c’était le Pôle Nord ! Mais finalement, je me régale ici. C’est une ville super que je découvre davantage dès que j’en ai l’occasion. En plus, je peux faire tous mes déplacements à vélo. »

Tout cela ne serait probablement pas arrivé sans son grand frère Jonathan qui lui a servi de guide. « J’avais tendance à tout faire comme lui, le handball m’a plu en le voyant jouer. »

Pas loin, ses parents “Cathie” et Christian – « Ils sont très importants, m’ont toujours soutenue dans mes choix sans jamais me mettre de frein » –, sauront accompagner les ambitions de leur fille. Car si l’histoire a commencé par de ludiques stages vacances, tout a vite pris une autre dimension. Après des débuts en mixité, direction Jacou (« Un super club formateur »), les premières sélections et le Pôle Espoirs de Nîmes.

« J’ai toujours aimé me dépenser tout en faisant partie d’un groupe. Au début, c’est difficile de savoir si on aime vraiment un sport. Je crois que j’ai accroché parce qu’il est complet et qu’il faut avoir beaucoup d’exigences avec soi-même. »

« Laurent Puigségur m’a beaucoup appris »

Surtout, Laura Soulé y cultivera un autre instinct. « Je suis une compétitrice dans tout ce que je fais. J’aime me donner à fond, j’aime gagner. » Alors, elle n’a jamais cessé d’apprendre pour être à la hauteur de ses ambitions. Sous la houlette de Sébastien Mizoule à Jacou. « Je garde de très bons souvenirs de stages de surf et de hand à Capbreton. Il m’a beaucoup apporté. »

Mais aussi de Laurent Puigségur au Pôle de Nîmes. « Il nous a beaucoup appris et toujours aidés. Et, au final, c’est grâce à lui si je suis ici. »

C’est en effet l’ancien international, champion du monde en 2001, qui a fait le lien avec l’ASPTT Strasbourg, Pierre Mangin puis Maxime Fistola, ses entraîneurs.

« Le sport et les études

se complètent »

Car pour Laura Soulé, il s’agissait de choisir avec soin à la fois son école d’ingénieurs et son club de handball.

« Je me suis posé la question si j’allais continuer à une telle intensité, mais quand ce projet intéressant s’est présenté, cela ne servait à rien d’hésiter. C’était un risque à prendre. »

Six mois plus tard, aucun regret. « Toute ma vie, le hand m’a permis de rencontrer des gens avec d’autres centres d’intérêt, des filles qui ont plus de vécu aussi et c’est toujours très intéressant. Le sport et les études se complètent, cela permet de s’épanouir de la meilleure des façons possibles. »

Et si Laura Soulé a quitté Jacou sur une montée en Nationale 1, c’est finalement à l’ASPTT qu’elle est en train de découvrir ce niveau de jeu.

« Il n’y a pas eu de grosse marche à franchir, on est très bien encadré par les entraîneurs, je me suis tout de suite bien sentie dans cette équipe. »

Cette saison où son club est en course pour la montée en Division 2 lui permet d’aiguiser ses objectifs. « J’en ai des tonnes. Mais j’ai surtout envie de continuer à progresser, de m’impliquer plus dans l’équipe, de maîtriser de nouvelles techniques, j’ai encore tellement de choses à apprendre. »

Celle qui envisage de travailler plus tard dans le bâtiment vient d’entamer une tranche importante de son existence. Elle est en train d’en esquisser de jolis contours.

Source : DNA

N1F – « Chatouiller le leader »

C’est toujours un moment spécial dans la saison, l’ASPTT Strasbourg se déplace chez la réserve de Metz demain. Ce qui se fait de mieux dans cette poule.

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L’exploit pour Soares et l’ASPTT ? PHOTO DNA – J.-F. Badias

Certains chiffres peuvent donner le vertige. La réserve messine est le leader de cette poule 3, a remporté onze victoires en onze matches, possède de très loin la meilleure attaque (35,2 buts marqués en moyenne) et la meilleure défense (21,4 encaissés). Une dernière statistique ? Sa différence de buts est de… 152.

Voilà pour le tableau, il est temps de reprendre son souffle. Les Messines de Charlotte Kieffer ne sont pas toujours ultra-souveraines, n’ont gagné que de trois buts à Noisy/Gagny II en octobre et de cinq… à l’ASPTT pour le match d’ouverture de la saison (20-25).

« Jouer chaque match comme une finale »

« Nous n’allons pas positionner Metz comme un leader imbattable et nous comme un deuxième qui a manqué son dernier match, prévient Maxime Fistola, l’entraîneur strasbourgeois. Comme à notre habitude, on ne va pas se contenter de jouer chez le leader en spectateur, mais on travaille pour parvenir à le gêner. »

Le dernier résultat, un match nul concédé à Montigny, fait figure d’épine dans le pied du groupe de l’ASPTT.

« Ce résultat nous a mis une belle claque, il ne faut pas avoir peur des mots. J’espère que cela va nous servir, que les filles, vexées, vont jouer avec une certaine rancœur pour faire renaître un esprit combatif. »

Trois équipes sont désormais à égalité de points à la deuxième place, mais Altkirch a pris l’avantage dans la course à la montée en D2.

« Nous allons jouer chaque match comme une finale et tout faire pour chercher les trois points. On va soigner la crispation par le travail. Cette rencontre à Metz, on peut, entre guillemets, se permettre de la perdre, mais on va tout faire pour la gagner. »

L’ASPTT aura le statut d’outsider pour ce premier match retour, il lui faudra en profiter pour jouer l’esprit léger et tout faire pour tenter de renverser la montagne messine.

Source : DNA