Club Handball Strasbourg ASPTT

N1F – « À ne pas rater »

Battue au Pouzin, l’ASPTT Strasbourg doit repartir de l’avant en déployant fermement ses arguments contre Épinal, un des promus.

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Élisa Soares et l’ASPTT Strasbourg doivent faire le plein de points à domicile contre le promu spinalien avant trois matches a priori plus relevés. PHOTO DNA – Jean-François BADIAS

Auparavant habitué de la Nationale 1, Épinal avait chuté d’un cran il y a trois ans. Mais les Vosgiennes ont vite rebondi et parfaitement réussi leur reconstruction.

Troisièmes pour leur première saison en N2, elles sortent d’un exercice quasi parfait (21 victoires, 1 défaite), pour regagner leur place en N1.

« Engranger un maximum de confiance »

Et, dans cette saison sans descente, les Spinaliennes auront tout le temps de reprendre la mesure de ce niveau de jeu. Battues par Val d’Orge pour le match d’ouverture (-5), elles sont allées gagner à Saint-Étienne (+1) et ont perdu de justesse contre La Motte-Servolex (-1).

C’est donc une équipe déjà habituée à la bagarre que l’ASPTT va rencontrer. Elle possède de surcroît dans ses rangs une joueuse très en verve, Aminata Doucouré, leader du classement des marqueuses de la poule (en compagnie d’Amelia Busuioceanu d’Altkirch) avec une moyenne de… neuf buts par rencontre.

« C’est un match à ne pas rater pour continuer à accrocher le haut du tableau, prévient Cédric Amour, l’entraîneur de l’ASPTT, qui sera absent ce soir, Pascal Schwartz et Maxime Fistola prenant place sur le banc. On a l’avantage de jouer à domicile et il ne faudra pas le gâcher, car c’est essentiel d’y faire le plein de points. »

Les Strasbourgeoises, où Tanja Klaric est presque sur le même rythme (8 buts de moyenne), ont tenu leur rang lors des deux matches d’ouverture face aux réserves de Besançon et de Dijon avant de s’incliner au Pouzin, l’un des favoris de la poule 3 (34-26).

Gakidova enfin qualifiée

« Il reste un sentiment de frustration, car si on est bien conscient que Le Pouzin mérite sa victoire, nous n’avons pas délivré le match que l’on voulait faire. Avec l’effectif que l’on a, la moindre défaillance collective ou individuelle coûte cher. »

Les conditions sont idéales pour rebondir immédiatement – la pivot Ivana Gakidova est enfin qualifiée, mais la gardienne Marine Tubio, blessée, sera suppléée par Andreea Gras – face à un adversaire beaucoup plus tendre. C’est même quasiment indispensable, car trois gros matches attendent ensuite les Strasbourgeoises. Deux derbies, l’un à Altkirch, l’autre contre l’ATH et un déplacement à Metz.

« Il faut engranger un maximum de confiance, repartir de l’avant et le faire de la meilleure manière possible. »

Source : DNA

N3F – « Soigner le rebond »

Battue à Chaumont la semaine passée, la réserve de l’ASPTT Strasbourg va devoir réagir contre Montbéliard, un adversaire de qualité.

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Océane Laignel-Geng et l’ASPTT Strasbourg doivent repartir de l’avant. PHOTO DNA – Michel FRISON

Pour un groupe ambitieux comme l’est celui de l’ASPTT II, la défaite concédée à Chaumont est forcément vexante. Surtout qu’elle a été particulièrement large (32-22).

« On a encore un peu en tête cette mauvaise note, admet Damien Cerno, l’entraîneur. On est complètement passé à côté sur le jeu défensif, mais surtout offensif. Il y a eu de belles choses quand les consignes ont été respectées, mais on est vite retombé dans nos travers. »

Ses concurrents directs pour les toutes premières places de la poule ont pris un peu d’avance, mais à ce stade tout reste bien sûr très ouvert.

« Il faut que ça nous serve de leçon. Cette première défaite vient tôt alors qu’on espérait la retarder le plus possible. Mais maintenant c’est fait. Ça arrive. Les filles ont compris le message et ont été plutôt concentrées et appliquées lors des quinze derniers jours où on a beaucoup bossé sur nos défauts. »

Il faudra retrouver de la verve. D’autant plus que l’adversaire du soir sera consistant. Montbéliard fait partie des trois équipes invaincues de la poule avec deux victoires (Seltz et Mamirolle) et un nul (à Reichstett). En s’imposant, l’ASPTT II pourrait tout de suite se replacer dans une bonne perspective.

« Ça va être compliqué, on le sait pertinemment. Un match n’est jamais gagné d’avance. Il faudra proposer du beau jeu, du jeu rapide et essayer de défendre assez haut pour perturber leurs tireuses de loin. »

Si Alblavie Mwadi Kabamba et Morgane Weibel seront de retour, Yvernelly Kouelamambou manquera à l’appel, blessée au dos.

Source : DNA

N1F – « Les chemins de Julie »

Julie Lecourtois est arrivée à l’intersaison à l’ASPTT Strasbourg pour en mener le jeu. Cette Savoyarde de naissance a choisi de poursuivre en Alsace son itinéraire handballistique.

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Julie Lecourtois au CSO, une salle qu’elle « adore » déjà. PHOTO DNA – Ch.A.

« Depuis le lycée, je bouge tout le temps, je ne suis jamais chez moi. Je suis un peu comme ça. »

Julie Lecourtois est née à Chambéry un jour de mars, il y a 21 ans. C’est là-bas, dans le club voisin de La Motte-Servolex qu’elle a fait ses premiers pas, balle en mains.

« En Suisse, j’ai découvert un autre monde »

« J’avais fait du tennis avant, mais ça ne m’intéressait pas de me retrouver toute seule. Le handball, c’était du partage et de la convivialité avec les autres filles, l’esprit collectif. J’avais plutôt besoin d’une équipe à côté de moi pour arriver à un objectif partagé. Et quand on a un coup de moins bien, c’est mieux aussi d’avoir du monde autour de soi. »

Cette communauté de ballon va l’emmener plus loin, en internat à Annecy en section handball, puis aux clubs de Val de Leysse et d’Annecy-le-Vieux pour y découvrir la Nationale 3, puis la Nationale 2.

Mais la saison dernière, Julie Lecourtois a élargi son cercle d’activité, direction la Suisse et Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud, au bord du lac de Neuchâtel.

Un environnement bucolique et un club de handball, l’US Yverdon/Crissier, qui évolue en SPL 2, un peu l’équivalent de la Nationale 1 française.

« J’étais fille au pair en même temps, je m’occupais de trois enfants, 25 heures par semaine. C’était une saison correcte, satisfaisante, même si tout n’a pas été simple, j’ai connu trois mois d’arrêt à cause d’une fracture du petit doigt. »

À la main droite, sa main de shoot. « Sinon, ce serait pas drôle », s’amuse-t-elle.

En termes de jeu, elle se retrouve confrontée à une culture différente. « J’ai découvert un autre monde, le handball en Suisse ne se joue pas comme en France. Les techniques d’attaque ne sont pas les mêmes. Les plus jeunes, par exemple, commencent par apprendre les combinaisons avant toute autre chose. Physiquement, ce n’est pas le même combat, il est plus intense, même si ça court tout autant. Beaucoup de joueuses viennent d’Allemagne, mais on était quatre Françaises dans l’équipe. Et, globalement, le sport manque un peu de moyens en Suisse. »

Tentée un moment de poursuivre l’aventure à Zürich, la raison l’a emporté. « Il n’y a pas de contrat pro là-bas, j’aurais dû trouver un emploi et travailler 42 heures par semaine dans la ville la plus chère de Suisse. Ça en plus de mes cours et du handball, je pense que je ne dormais plus », rigole-t-elle.

Car, en parallèle, Julie Lecourtois suit les cours d’un Bachelor Responsable commercial, gestion et marketing à l’INSEEC de Chambéry dans une déclinaison réservée aux sportifs, le tout en e-learning.

« Cela permet de s’adapter en fonction de notre emploi du temps. »

« Trouver un certain confort à mon poste »

Désormais également en service civique à l’ASPTT Strasbourg où elle est chargée de la communication – « l’important est de trouver un juste milieu entre le hand, les cours et l’expérience professionnelle » –, elle fréquente les bureaux en plus du gymnase. Arrivée là en passant une petite annonce sur un site spécialisé, elle poursuit ses formations à tous les niveaux.

« J’ai l’impression de me sentir très bien dans l’équipe et, au niveau du handball, je commence à trouver ma place. J’apprends beaucoup au côté de Tanja (Klaric ), elle a de l’expérience et j’adore partager avec elle, même si on n’a pas exactement le même jeu. »

Car, d’abord ailière gauche, Julie Lecourtois a aussi migré sur le terrain, filant de plus en plus vers la droite au fil des expériences pour s’arrêter au milieu, au poste de demi-centre. Là, la palette des possibilités est bien plus vaste.

« J’adore ce poste, il me permet de découvrir autre chose, mais aussi d’utiliser ce que je sais des autres postes, d’avoir un regard sur eux pour développer un jeu plus complet. »

Son but est, là aussi, de progresser tout en prenant la mesure de la Nationale 1.

« L’ambition de cette année sera de trouver un certain confort à mon poste et d’essayer d’acquérir plein de savoirs pour pouvoir évoluer. Je n’ai pas d’objectif précis, je laisse les choses venir tout en essayant de les provoquer un peu. »

Cette passionnée de sport en général, qui « aime bien aller courir, me balader en montagne, sortir entre amis, mais aussi ne rien faire », se fait petit à petit à son nouvel environnement.

« J’ai été super bien accueillie, je suis contente d’être ici. Je suis venue pour le hand et je ne suis pas déçue. »

Alors, si Julie Lecourtois a pris l’habitude de filer d’une destination à l’autre, peut-être bien que la parenthèse strasbourgeoise sera amenée à se prolonger…

Source : DNA