Club Handball Strasbourg ASPTT

N1F – « Avertissement sans frais »

L’ASPTT Strasbourg a disputé un match très moyen, mais a réussi à s’imposer de justesse à Aulnay.

« C’était un match piège et on est quasiment tombé dedans, fulmine Maxime Fistola, l’entraîneur strasbourgeois. C’était frustrant, parce que les joueuses n’ont pas été capables de prendre ce match à cœur, certains comportements ont été insupportables. »

Cela se traduit tout de suite par une entame de match accrochée. L’ASPTT n’est jamais menée, mais elle ne parvient pas non plus à se détacher face à une équipe située en bas de tableau : 3-3 (5e ), puis 5-5 (11e ) et 8-8 (18e ).

« C’était un bras de fer. On n’a pas trouvé de failles. Surtout, on a manqué d’activité défensive. »

Au point qu’à la pause, l’ASPTT est toujours sous la menace d’Aulnay : 14-14.

« À chaque déplacement, on se met en danger »

Pour ne rien arranger au climat morose, Julie Chauffeteau s’est blessée au genou en fin de mi-temps.

« On réussit une meilleure entame en seconde période. On repasse un peu devant, mais comme en première, on tombe dans une phase de flottement avec des oublis défensifs et des échecs sur des tirs faciles et importants. »

Au tableau d’affichage, cela donne la progression suivante : 17-20 (41e ), mais 20-20 (44e ) et 23-23 (56e ).

Des arrêts de Lisa Stritt devant une défense enfin efficace permettent à l’ASPTT de faire une toute petite différence dans ces dernières minutes : 23-25 (58e ) et 24-26.

« On a réussi à s’en sortir, mais très difficilement, souffle Maxime Fistola. Il va falloir se mettre dedans, car à chaque déplacement, on se met en danger… »

Contre la réserve de Noisy/Gagny dimanche, l’ASPTT va s’attacher à mieux boucler son année.

Aulnay 24 vs ASPTT Strasbourg 26

Mi-temps: 12-14. Arbitres: MM. Bisch et Ferroudj.

AULNAY: Finck (11 arrêts) au but. Ajavon 1, Engala 5, Harriche, Kanoute 4, Othmani 1, Pastour 7, Rimize 1, Seri 2, Sidibe 1, Tounkara, Young 2.

ASPTT STRASBOURG: Chauffeteau (7 arrêts) et Stritt (7 arrêts) au but. Kieny 5, Varinot, Sylla 1, Deghaud, Kouelamambou, Louis 1, Philipp 3, Badiane 4, Klaric 7 dont 3 pen., Pora 3, Soares 2.

Source : DNA

N1F – « L’ASPTT change de voie »

Maxime Fistola et Pierre Mangin vont prendre place la saison prochaine sur le banc de touche de l’ASPTT Strasbourg (Nationale 1), succédant à Cédric Amour et Pascal Schwartz, pour entamer une nouvelle phase de la vie du club.

max_pierre_dna

Maxime Fistola (à gauche) et Pierre Mangin sont les nouveaux entraîneurs de l’ASPTT Strasbourg. PHOTO DNA – Ch.A.

L’association peut surprendre, elle s’annonce surtout complémentaire entre deux hommes aux parcours et aux profils assez différents.

Au premier plan se trouvera Maxime Fistola, 27 ans, originaire de Fameck en Lorraine. Jusque-là aux commandes des moins de 18 ans de l’ASPTT, préparateur physique de la “une” et du Pôle Espoirs féminin, il vient de boucler son Master “Entraînement sport et santé”. « Ce sera lui qui sera debout devant le banc de touche, moi j’essaierai de rester assis », s’amuse Pierre Mangin.

« Transformer nos méthodes »

Car cette figure du handball alsacien, 68 ans, sera l’autre membre de ce binôme. Champion de France avec le regretté Racing, celui qui a « entraîné à tous les niveaux », « professeur d’éducation physique de métier », a derrière lui une riche carrière, marquée par ses passages à la tête du Pôle masculin et à la Fédération comme responsable de filière et entraîneur de l’équipe de France jeunes féminines.

« Mais le tout premier club où j’ai joué à Strasbourg était l’ASPTT en 1973 quand je faisais mon service militaire à Kehl. C’est une façon de boucler la boucle, mais ce qui m’a motivé c’est la rencontre avec Maxime, de pouvoir accompagner un jeune dans sa formation pour lui amener mon expérience. » Ce dernier a « soif d’apprendre en ayant le plaisir de grandir au côté de Pierre Mangin ».

« Les résultats seront une conséquence et non un but en soi »

Le but du tandem est de « professionnaliser au maximum le staff, de transformer nos méthodes » et de changer le projet du club.

« Nous ne voulons pas être un club universitaire, mais le concept se rapproche de ça. En proposant une deuxième voie, car il n’y a pas que les centres de formation. Nous voulons fournir des entraînements de qualité à un profil de joueuses qui souhaitent poursuivre leurs études. »

Cette base fixée, elle va être associée à un développement à tous les échelons. Par exemple en se rapprochant de la cellule de recherche de l’université de Strasbourg.

« Il y a un gros travail à faire pour améliorer la structure existante, notamment dans la formation des moins de 13 ans et moins de 15 ans, poursuit Maxime Fistola. L’équipe “une” est la vitrine, mais le club a aussi une fonction sociale à remplir pour attirer les jeunes filles du quartier de Hautepierre. Nous allons y porter une attention particulière. »

L’ambition sportive de l’équipe de Nationale 1 viendra s’inscrire dans la continuité de ces jalons posés à différents niveaux. « L’objectif sera de proposer un jeu attrayant et innovant en mettant les joueuses au centre du projet pour qu’elles puissent s’épanouir et prendre du plaisir avant d’en donner aux spectateurs. À partir de là, on fait le pari que les résultats suivront. Ils seront une conséquence et non un but en soi. »

Début des réjouissances à la rentrée.

Source : DNA

N1F – « Changer de statut »

L’ASPTT Strasbourg se déplace à Aulnay avec le costume de favorite. Il faudra l’assumer et en revenir avec trois points de plus.

« Il y a deux ou trois critères à prendre en compte, prévient d’emblée Maxime Fistola, l’entraîneur de l’ASPTT. Car il s’agit de notre premier long déplacement de la saison. »

Alors, même s’il s’effectuera le lendemain des blocages, on a logiquement choisi d’être prévoyant du côté de l’ASPTT avec un départ matinal avancé pour être sûr d’arriver à temps à bon port.

Ce point logistique effectué, il s’agira aussi de s’adapter à un autre type de match. Après l’effervescence de celui remporté huit jours plus tôt contre Altkirch, il faudra trouver des ressources, loin de chez soi, face à un adversaire moins prestigieux.

« Nous avons un nouveau statut à défendre, il va falloir le valoriser, le faire briller. Désormais, on n’a plus le droit de passer à côté. »

Troisième du classement, et première des équipes à pouvoir monter, l’ASPTT se déplace chez le onzième, une des trois formations en difficulté.

En effet, Aulnay n’a remporté qu’une seule rencontre, contre Montigny le mois dernier, possède la moins bonne défense de la poule, présente un goal-average de… moins 53.

« Avoir une attitude conquérante »

« Tout indique que ce match est à notre portée, mais il faudra rester vigilant, ne pas se relâcher, ne pas baisser en qualité, mais continuer à performer. »

Les Strasbourgeoises devront se montrer à la hauteur de leurs ambitions et maîtriser ce changement de statut.

« Depuis le début de la saison, nous avons disputé presque que des gros matches. Nous n’avons jamais vraiment joué en position de favoris. Alors, il faudra rester sur nos principes, nos valeurs, avoir une attitude conquérante pour parvenir à prendre des points d’avance. »

Le match entre Altkirch (4e ) et Épinal (5e ) étant reporté en janvier en raison de la Coupe de France, l’ASPTT doit prendre ses distances.

Source : DNA

N1F – « L’ASPTT était à l’heure »

L’ASPTT Strasbourg a construit sa victoire en première période, Altkirch a failli inverser la tendance en toute fin de match, mais s’est trouvé à cours de souffle. Les Bas-Rhinoises prennent place sur le podium.

sf1_altkirch_2_dna

Tanja Klaric (11/13 au tir hier) a illuminé le jeu de l’ASPTT. PHOTO DNA – JEAN-CHRISTOPHE DORN

Forcément, la préparation de ce match très important pour l’avenir des deux équipes avait été particulièrement soignée. Mais deux joueuses sont un peu hors catégorie dans ces considérations tactiques, Tanja Klaric (11 buts), côté ASPTT, et Amelia Busuioceanu (12 buts), côté Altkirch. Ce sont elles qui lancent le match, chacune pour leurs couleurs.

Mais, en variant ses défenses, en se montrant tranchant sur jeu rapide, l’ASPTT bouscule l’USA. Lui impose son rythme, perturbe sa circulation de balle. L’évolution du score reflète tout cela : 5-2 (7e ), puis 9-5 (13e ) et 12-6 (16e ).

Altkirch, qui est bien obligé de s’adapter à l’absence d’Alexandra Florean, manque d’arguments, à ce stade du match. Son attaque ne parvient que trop rarement à surprendre les Bas-Rhinoises, sa défense est trop peu contrariante.

La fin de mi-temps tourne à la démonstration ou au cauchemar selon le maillot que l’on porte. De 12-8, le score passe à 15-8, puis à 20-9 après un “5-0”. Mais 20-11 à la pause.

« On était ailleurs »

Le rythme baisse de façon spectaculaire à la reprise. Maintenant, l’ASPTT est en échec, manque ses cinq premiers tirs avec trois arrêts de Laura Selvaggio. Pendant ce temps, Altkirch avance. C’est même un “0-6” qui se relève à cheval sur les deux mi-temps : 20-15 (35e ).

L’ASPTT, en supériorité numérique, se relance avec Clémence Louis, mais le match a changé d’esprit. C’est cette fois une vraie opposition qui démarre. Mais longtemps, très longtemps, Altkirch ne pourra pas se rapprocher à moins de quatre buts. C’est Sophie Herbrecht, puis Ligia Costa qui vont changer les choses au milieu d’un “0-4” : 28-26 (56e ). La “stricte” sur Tanja Klaric, entamée à la 23e minute, commence à porter ses fruits.

On entre dans les instants décisifs, là où tout peut basculer d’un côté comme de l’autre. Émoussées, les Haut-Rhinoises manquent alors de justesse face à Lisa Stritt et plusieurs occasions de revenir à une longueur s’envolent. Après, il sera trop tard : 29-26 et 31-27.

« On est passé totalement à côté de notre première période, peste Robert Pallaro, le coach d’Altkirch. On n’était pas dans le match, on était ailleurs. On a redoublé d’efforts en seconde, mais on a logiquement manqué de réalisme à cause de la fatigue. Je suis très fier de la réaction de mes joueuses, elles ont montré les belles qualités que nous avons. »

Du côté de l’ASPTT, on peut savourer. « On a fait l’entame de match que l’on avait prévu en théorie et c’est donc très positif, apprécie Maxime Fistola, l’entraîneur de la maison orange. Tout a très bien marché, voire trop bien, il fallait se méfier. En seconde période, on n’a plus réussi à trouver de solutions tactiques en attaque et la défense a perdu de sa rigueur, mais on a su trouver un second souffle. »

« Une très belle opération »

Les Strasbourgeoises prennent une option de plus vers la D2. « C’est une très belle opération, on passe troisième au classement. Et il faut souligner cette ambiance, on a quasiment joué dans une nouvelle salle. »

Hier, Altkirch s’est fait doubler par l’ASPTT, « mais la saison est encore longue », n’a pas oublié de souligner Robert Pallaro…

Source : DNA