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N1F – « Un derby trop vite plié »

L’ASPTT Strasbourg a placé beaucoup d’autorité dans ce derby face à Kingersheim qui a manqué d’énergie et de justesse pour pouvoir réellement rivaliser.

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Alicia Deghaud s’échappe devant Jade Cambus : l’ASPTT a survolé ce match contre Kingersheim. PHOTO DNA – Jean-François Badias

Deux joueuses se chargent de lancer les échanges. Ninon Pora, côté ASPTT, qui marque les quatre premiers buts de son équipe, Marine Hell, côté HBCK, qui permet à la sienne de rester dans le coup.

« Un non-match de notre part »

Car dans ce début de partie, Kingersheim a du mal à trouver la mire face au but bien gardé par Julie Chauffeteau (11 arrêts en 30’). Ce manque d’efficacité nuit forcément à l’évolution du score, d’un point de vue haut-rhinois évidemment : 4-1 (7e ), 10-4 (18e ) et même 13-5 (21e ).

Et rien ne s’arrange avec la blessure à la cheville d’Alina Bota (19e ).

Côté strasbourgeois, la partie est bien engagée. Les attaques placées s’enchaînent avec une belle efficacité, la défense est solide, quelques contres fusent et on peut envisager les choses sereinement à la pause : 16-7.

L’écart est conséquent, mais pas non plus totalement rédhibitoire. A priori. Dans les faits, il va le devenir, car la reprise du HBCK est plate, trop plate. Les Strasbourgeoises, qui avaient déjà placé leur “patte” sur le jeu, se font encore plus étouffantes. Grâce à une reprise très sérieuse : 21-8 (37e ).

De match, il n’y en a plus. Lisa Stritt fait bonne garde, les plus jeunes de l’effectif bas-rhinois prennent place sur le terrain : 24-11 (46e ) et 27-19 pour finir. On venait de relever un “0-6”, mais, on l’a compris, il n’y avait plus aucun suspense.

Deux satisfactions, un mécontentement

« On a vraiment complètement déjoué, cela ne vaut pas le niveau N1, fulmine Laurent Gschwind, le coach haut-rhinois. Il y a eu un petit sursaut d’orgueil à la fin, on a mieux défendu et mieux attaqué, mais c’était vraiment un non-match de notre part. Heureusement que c’est tombé contre Strasbourg à qui je souhaite bonne chance pour atteindre ses objectifs. J’espère que nous allons montrer plus d’orgueil contre Épinal. »

Dans les rangs strasbourgeois, le regard de Maxime Fistola reste tout de même critique. « Il y a deux satisfactions : on voulait confirmer nos savoir-faire défensifs, c’est par là que l’on voulait se rassurer, c’est fait. Ensuite, grâce aux rotations, nous avons pu garder un rythme élevé. Mais je suis mécontent d’une chose : lorsqu’on avait la maîtrise du jeu, on s’est permis de “flotter”. On n’a pas le droit, il faut maintenir tout le temps la même rigueur. »

Désormais, chacun va reprendre le fil de sa saison. Kingersheim aura encore fort à faire contre Épinal dimanche, l’ASPTT devra tenir son rang à Montigny samedi.

Source : DNA

 

N1F – « Affiche dominicale »

Voilà un derby qui s’annonce intéressant entre un habitué de la N1, l’ASPTT, et un promu, Kingersheim. Les Strasbourgeoises devront se montrer attentives.

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La jeunesse orange (ici Alblavie Mwadi Kabamba) sera une nouvelle fois responsabilisée. PHOTO DNA – Jean-François Badias

La dernière défaite rapportée de Besançon (28-26) samedi dernier a ralenti un peu le rythme infernal des Strasbourgeoises. Ce n’était que la deuxième de la saison, la deuxième concédée contre une réserve de D1, la deuxième contre les deux premiers du championnat ( Metz II, Besançon II ).

« C’était un bel électrochoc, parce que c’est un match que l’on pouvait gagner, analyse Maxime Fistola, l’entraîneur de la maison orange. Cela nous a poussés à faire un bilan, on a mis les choses à plat, on s’est servi de cette défaite. Cela a donné une belle semaine d’entraînement avec beaucoup d’engagement. »

« Imposer notre rythme »

Car même si la concurrence se rapproche (Altkirch et Épinal n’ont qu’une longueur de retard), l’ASPTT (3e ) garde la main dans la course à la montée en D2. Mais il lui faudra retrouver son autorité.

Kingersheim (7e ), de son côté, joue crânement sa chance pour sa première saison à ce niveau. Le HBCK a remporté quasiment tous les matches importants face aux équipes situées derrière lui. Comme la semaine dernière contre Yutz (32-27).

« C’est un beau promu avec un jeu plutôt varié, agréable à voir et un esprit bagarreur. Il faudra faire très attention et être capable d’élever nos capacités ainsi que notre densité physique pour imposer notre rythme. »

Tanja Klaric et Denisa Ianasi seront absentes, Yvernellie Kouelamambou et Alblavie Mwadi Kabamba seront sur la feuille de match.

Avec leur expérience et leur ambition, les Strasbourgeoises doivent retrouver leurs bonnes habitudes.

«  Nous sommes impatients de disputer ce premier match à domicile de l’année et de retrouver nos supporters », termine Maxime Fistola.

C’est l’avant-dernier match du cycle aller. Il s’achèvera par un déplacement à Montigny pour l’ASPTT.

Source : DNA

N1F – « Une reprise pour avancer »

Sur le papier, la reprise est abrupte pour l’ASPTT Strasbourg qui se déplace samedi chez la réserve de Besançon. Deux des trois meilleures équipes de la poule se feront face.

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Retour aux affaires pour Clémence Louis (à droite) et l’ASPTT Strasbourg. PHOTO DNA – JEAN-CHRISTOPHE DORN

Ça y est, il faut se remettre dans le bain de la compétition. En novembre, l’ASPTT avait interrompu son championnat sur une sixième victoire contre Noisy/Gagny II. Un résultat qui lui avait permis de doubler Besançon II, étonnamment défait à Yutz.

Mais l’important, c’est que les Strasbourgeoises (2es ) devancent toutes les autres équipes susceptibles de pouvoir monter en D2. Avec trois points d’avance sur Épinal, Palente et Altkirch, leur position est très intéressante.

« Prendre un petit bonus supplémentaire »

« Nous avons bien travaillé durant la trêve, explique Maxime Fistola, l’entraîneur de l’ASPTT. Forcément, il n’y avait pas la même intensité, mais on a pas mal avancé sur les plans sportifs et extra-sportifs. Nous avons aussi profité de ce temps pour nous structurer. »

Le retour au jeu se fera face à une réserve bisontine (3e ) tantôt extrêmement forte tantôt très abordable. Il se fera aussi sans Tanja Klaric et Denisa Ianasi côté strasbourgeois.

« Au regard des circonstances, Besançon ne devrait pas être trop renforcé par des joueuses de LFH. C’est une équipe très jeune et cela peut tourner en notre faveur. En tout cas, nous avons bien préparé ce rendez-vous et on va s’adapter. »

Cette 9e journée peut être d’autant plus intéressante pour l’ASPTT que Palente sera opposé dans le même temps au leader messin.

« Ce sera presque un match à six points pour nous. Si on gagne, on peut prendre un petit bonus supplémentaire. Nous sommes prêts sportivement et dans la tête. »

Il reste encore trois matches à disputer avant la fin du cycle aller. Les Strasbourgeoises ont de très belles cartes dans leurs mains…

Source : DNA

N1F – « Garder le cap »

C’est le dernier match de l’année, il devra être mis à profit par l’ASPTT Strasbourg pour asseoir son statut face à la réserve de Noisy/Gagny.

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Élisa Soares et ses coéquipières veulent soigner leur dernière sortie de l’année. PHOTO DNA – JEAN CHRISTOPHE DORN

Les Strasbourgeoises restent sur un match extrêmement compliqué à Aulnay. Il a été remporté de justesse (24-26), mais quelque chose d’autre aurait dû se dégager de leur prestation.

« On a connu une petite frayeur, commente Maxime Fistola, l’entraîneur de l’ASPTT. Cela a permis de se poser des questions, on va s’en servir, corriger certains points pour arriver à terminer 2018 en beauté. »

Face à un autre club francilien, Noisy/Gagny, il faudra afficher d’autres intentions, d’autant plus que son profil est bien différent. Il s’agit d’une équipe réserve, la “une” évoluant un cran plus haut, en D2.

« Imposer notre statut »

Cette dernière ayant interrompu son championnat depuis quinze jours déjà, certaines de ses joueuses seront susceptibles de venir renforcer le groupe de N1, lequel a besoin de prendre des points pour assurer son maintien.

« C’est une donnée à prendre en considération. » Même si cela n’avait pas été le cas la semaine dernière au moment de recevoir Yutz, il faudra se préparer à cette éventualité.

Les Franciliennes (8es ) avaient entamé leur championnat par cinq défaites, mais viennent de remporter deux victoires d’affilée (Dijon II, Yutz).

Côté ASPTT, il faudra se montrer autoritaire, malgré les absences de la gardienne Julie Chauffeteau et de l’ailière Laura Soulé, blessées, qui seront remplacées par Fily N’Diaye et Camille Schwartz.

« Contre une équipe du bas de tableau, nous devrons imposer notre statut et ne rien laisser passer pour éviter de perdre des points inutiles. On s’est bien préparé cette semaine pour ne pas se faire surprendre. Le groupe est très concentré pour finir cette première partie de saison en ayant atteint tous les objectifs. »

Continuer à se dégager l’horizon vers la D2

Il y a trois semaines, sans se livrer, les Strasbourgeoises s’étaient inclinées (30-32) en Coupe de France contre Noisy/Gagny qui présentait une équipe mixte D2-N1.

Le contexte, la motivation et l’enjeu seront différents cet après-midi. L’ASPTT doit consolider sa place sur le podium pour continuer à avoir l’horizon dégagé vers la D2.

Source : DNA

N1F – « Les choix de Ninon »

Venue à Strasbourg cet été pour jouer au handball à l’ASPTT et entamer ses études d’infirmière, Ninon Pora redécouvre les simples plaisirs du jeu.

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Ninon Pora : « J’ai tenté ce challenge de venir à Strasbourg, loin de ma famille ».  PHOTO DNA – CH.A.

Il y a quelques mois, Ninon Pora a dû faire un choix. En dernière année au Pôle de Metz, il a fallu se décider, comme toutes les autres pensionnaires. « Et j’ai finalement refusé de partir en centre de formation. »

« Prendre soin des gens »

Une décision qui n’a rien d’un coup de tête, elle a été prise pour répondre à un appel plus impérieux.

« Je souhaite être infirmière, c’est un projet qui me tient à cœur depuis toujours. Il y a quelque chose qui me plaît dans ce métier, cela tient peut-être à l’idée de pouvoir sauver des vies. À cause du relationnel aussi, j’adore prendre soin des gens. »

Pourtant, le lien avec son autre activité de prédilection est vite fait. « Ça rejoint aussi un peu le hand, parce qu’il y a du travail en équipe, dit-elle avant de laisser passer un sourire. Une chose que j’ai plutôt acquise. »

Pour le moment en école préparatoire au lycée Sainte-Clothilde, Ninon Pora tente de s’accommoder de son nouveau rythme.

« Il est soutenu, les cours sont de 8h à 18h, il faut aussi trouver des stages où on commence parfois à 5h du matin. L’enchaînement avec les entraînements, c’est dur.  »

À tout juste 18 ans, cette native de Nancy, s’est éloignée pour la première fois de sa famille. De sa mère Patricia, de son beau-père “Fred”, « sans me forcer, ils m’ont toujours soutenue et encouragée, c’est très important », comme de sa grande sœur Mathilde, partie faire ses études d’avocate à Paris.

Pas toujours simple. Son amitié avec Perrine Pratelli, venue à Achenheim/Truchtersheim cet été, participe à son adaptation.

« On s’est connues au Pôle, on passe beaucoup de temps ensemble. »

L’accueil de ses nouvelles coéquipières de l’ASPTT a été réconfortant. « Strasbourg est une ville plaisante et j’ai été très très bien accueillie. J’ai repris beaucoup de plaisir à jouer, ce que j’avais un peu perdu. »

« J’aime bien organiser, mener le jeu »

Car si Ninon Pora a grandi à Saizerais, puis à Sanzey, elle a connu de nombreux clubs au rythme de sa progression. Toul, le SMEPS, Pagny-sur-Moselle, Blénod-lès-Pont-à-Mousson et Yutz.

Malgré la découverte de la D2, cette dernière expérience a été moralement douloureuse au point qu’elle a choisi de quitter le club en cours de saison.

Venue se régénérer à l’ASPTT Strasbourg, elle a redécouvert les sources du jeu. « C’est mon prof de sports en 6e qui a dit à ma mère que j’avais du potentiel. Le handball m’a permis d’oublier certains problèmes. J’ai pu m’y épanouir, mais je ne me doutais pas que tout allait s’enchaîner aussi vite. »

Quasiment tout de suite sélectionnée en équipe de Meurthe-et-Moselle, elle le sera surtout en équipe de France Jeunes participant à l’Euro en Slovénie et au Mondial en Pologne cet été.

« C’est quand même une grande expérience, ce sont des compétitions de haut niveau. Quelque chose de fort que je n’avais jamais vécu, avec des équipes et des coutumes différentes. »

À son poste de demi-centre – « J’aime bien organiser, mener le jeu, tirer au travers de la défense » –, Ninon Pora poursuit son apprentissage. Et apprécie le début de saison de son équipe.

« Collectivement, on est plutôt pas mal. Il faut continuer sur cette lancée. Je me sens à l’aise dans le jeu, j’ai assez de libertés et ça me plaît. »

« Et si je dois arrêter… »

Malgré une fracture du nez rapportée d’un tour de Coupe de France à Épinal – « Je n’ai jamais eu de grosse blessure, un mois sans jouer, c’est très long » – son adaptation s’est faite rapidement.

En attendant son prochain voyage au soleil avec sa grand-mère Josiane, Ninon Pora s’accommode de son nouveau rythme de vie et attend de voir où tout cela va la mener.

« Le handball ne me nourrira jamais, du coup je mets beaucoup d’énergie et de chances de mon côté pour réussir mes études. Et si je dois arrêter de jouer pour y arriver, je n’hésiterais pas. »

Mais l’heure de cet éventuel nouveau choix n’est pas encore arrivée. D’ici-là, Ninon Pora, à la personnalité attachante, prend le temps d’apprendre et de jouer pour se construire son avenir.

Source : DNA