N1F – « La nouvelle vie de Laura »

Arrivée l’été dernier à l’ASPTT Strasbourg, Laura Soulé mène une double vie d’étudiante handballeuse. Avec l’envie d’en apprendre toujours un peu plus.

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Originaire du Sud de la France, Laura Soulé apprécie la vie strasbourgeoise et les pistes cyclables de la capitale européenne. Photo L’Alsace – Jean-Marc LOOS

« Pour trouver un équilibre, il faut du temps. Chaque jour, je travaille pour essayer de m’améliorer, pour ajuster la part consacrée au handball, celle réservée aux études et à ma vie personnelle. »

Laura Soulé a 18 ans et profite de ce soir d’entraînement pour faire un petit point intermédiaire. Tant de choses ont changé en quelques mois.

« Pendant le premier semestre, j’étais très fatiguée, j’avais du mal à tout gérer. »

« J’avais peur avant de venir »

Car cette ailière droite gauchère est aussi une étudiante brillante. Elle a intégré l’été dernier l’équipe de l’ASPTT en Nationale 1, quelques semaines plus tard, elle faisait son autre rentrée à l’Insa de Strasbourg.

Le tout, très loin de Teyran « un petit village près de Montpellier où vivent mes parents ».

« J’avais peur avant de venir, rigole cette native de Toulouse. Pour moi, le nord commence à Lyon et Strasbourg, c’était le Pôle Nord ! Mais finalement, je me régale ici. C’est une ville super que je découvre davantage dès que j’en ai l’occasion. En plus, je peux faire tous mes déplacements à vélo. »

Tout cela ne serait probablement pas arrivé sans son grand frère Jonathan qui lui a servi de guide. « J’avais tendance à tout faire comme lui, le handball m’a plu en le voyant jouer. »

Pas loin, ses parents “Cathie” et Christian – « Ils sont très importants, m’ont toujours soutenue dans mes choix sans jamais me mettre de frein » –, sauront accompagner les ambitions de leur fille. Car si l’histoire a commencé par de ludiques stages vacances, tout a vite pris une autre dimension. Après des débuts en mixité, direction Jacou (« Un super club formateur »), les premières sélections et le Pôle Espoirs de Nîmes.

« J’ai toujours aimé me dépenser tout en faisant partie d’un groupe. Au début, c’est difficile de savoir si on aime vraiment un sport. Je crois que j’ai accroché parce qu’il est complet et qu’il faut avoir beaucoup d’exigences avec soi-même. »

« Laurent Puigségur m’a beaucoup appris »

Surtout, Laura Soulé y cultivera un autre instinct. « Je suis une compétitrice dans tout ce que je fais. J’aime me donner à fond, j’aime gagner. » Alors, elle n’a jamais cessé d’apprendre pour être à la hauteur de ses ambitions. Sous la houlette de Sébastien Mizoule à Jacou. « Je garde de très bons souvenirs de stages de surf et de hand à Capbreton. Il m’a beaucoup apporté. »

Mais aussi de Laurent Puigségur au Pôle de Nîmes. « Il nous a beaucoup appris et toujours aidés. Et, au final, c’est grâce à lui si je suis ici. »

C’est en effet l’ancien international, champion du monde en 2001, qui a fait le lien avec l’ASPTT Strasbourg, Pierre Mangin puis Maxime Fistola, ses entraîneurs.

« Le sport et les études

se complètent »

Car pour Laura Soulé, il s’agissait de choisir avec soin à la fois son école d’ingénieurs et son club de handball.

« Je me suis posé la question si j’allais continuer à une telle intensité, mais quand ce projet intéressant s’est présenté, cela ne servait à rien d’hésiter. C’était un risque à prendre. »

Six mois plus tard, aucun regret. « Toute ma vie, le hand m’a permis de rencontrer des gens avec d’autres centres d’intérêt, des filles qui ont plus de vécu aussi et c’est toujours très intéressant. Le sport et les études se complètent, cela permet de s’épanouir de la meilleure des façons possibles. »

Et si Laura Soulé a quitté Jacou sur une montée en Nationale 1, c’est finalement à l’ASPTT qu’elle est en train de découvrir ce niveau de jeu.

« Il n’y a pas eu de grosse marche à franchir, on est très bien encadré par les entraîneurs, je me suis tout de suite bien sentie dans cette équipe. »

Cette saison où son club est en course pour la montée en Division 2 lui permet d’aiguiser ses objectifs. « J’en ai des tonnes. Mais j’ai surtout envie de continuer à progresser, de m’impliquer plus dans l’équipe, de maîtriser de nouvelles techniques, j’ai encore tellement de choses à apprendre. »

Celle qui envisage de travailler plus tard dans le bâtiment vient d’entamer une tranche importante de son existence. Elle est en train d’en esquisser de jolis contours.

Source : DNA

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